Depuis plusieurs années, nous faisons face à un recul de nos droits dans l’éducation, la fonction publique et nous assistons à une dérive politique avec un grave recul démocratique.
Contexte international
Les guerres au Moyen-Orient, les violations du droit international et les menaces répétées de puissances impérialistes, notamment les États-Unis et Israël, traduisent une escalade dangereuse des conflits autour du contrôle des ressources énergétiques. Ces logiques s’accompagnent d’une aggravation des crises climatiques et sociales. Les épisodes de chaleur extrême rappellent l’urgence d’une rupture avec un modèle économique responsable des déséquilibres écologiques et des inégalités croissantes. En France, la séquence politique centrée sur la présidentielle masque les préoccupations majeures de la population : santé, pouvoir d’achat, travail et éducation. Le SNES-FSU poursuivra ses mobilisations sur les salaires, les carrières, les pensions et les métiers.
Extrême droite
Les premières décisions des exécutifs locaux RN confirment des attaques contre les syndicats, les associations et le monde culturel. Cette offensive s’inscrit dans une stratégie plus large de remise en cause du syndicalisme de transformation sociale. Par ailleurs, la concentration des médias entre les mains de grands groupes contribue à la diffusion des idées d’extrême droite et à l’affaiblissement du pluralisme.
Budget
Les choix budgétaires du gouvernement aggravent l’austérité et fragilisent les services publics, notamment l’éducation, la recherche et la transition écologique. Dans le même temps, les grandes entreprises et les superprofits issus notamment des contextes de crise restent largement épargnés, révélant une logique de transferts de richesse défavorable au financement de l’intérêt général.
Salaires, carrières, pensions
La reprise de l’inflation accentue la perte de pouvoir d’achat des agentes publics actifs et retraités. Le gel prolongé du point d’indice et l’absence de mesures générales de revalorisation aggravent une situation déjà dégradée. Le SNES-FSU revendique une augmentation significative des rémunérations, la reconstruction des carrières jusqu’à la classe exceptionnelle, ainsi qu’un plan de titularisation des contractuelles pour lutter contre la précarité et défendre le statut de la Fonction publique.
VSS
Les violences sexistes et sexuelles, notamment envers les enfants, demeurent massives et systémiques. Les révélations récentes mettent en lumière les défaillances institutionnelles dans la prévention, le contrôle et la protection des victimes. Le SNES-FSU exige un renforcement des moyens de justice, du contrôle des établissements publics et privés, et poursuit son engagement pour une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles.
Écologie
Les épisodes climatiques extrêmes nécessitent des mesures nationales de protection des personnels et des élèves. Le renvoi systématique au local est insuffisant et dangereux. Le SNES-FSU combat les reculs environnementaux et les politiques agricoles productivistes qui aggravent les pollutions et les risques sanitaires, et soutient les mobilisations pour une véritable transition écologique.
Retraités
Les pensions continuent de perdre du pouvoir d’achat sous l’effet des réformes successives et de l’inflation. Le SNES-FSU revendique leur revalorisation, leur indexation sur l’évolution des salaires et une amélioration de la protection sociale complémentaire pour garantir les droits des retraitées.
AED
Les personnels précaires sont toujours malmenés. Les assistantes d’éducation restent soumis à une précarité structurelle. Le SNES-FSU revendique des créations de postes, des revalorisations salariales et l’ouverture de perspectives de titularisation, indispensables au bon fonctionnement des établissements.
AESH
Les AESH sont toujours maintenues dans une situation de grande précarité. Les discussions ministérielles ne répondent pas aux revendications de création d’un véritable statut de fonctionnaire, mais tendent à renforcer la différenciation des missions et la charge de travail. Le SNES-FSU défend la reconnaissance professionnelle, la création d’un statut et des conditions de travail améliorées dans une École inclusive réellement ambitieuse.
Droits en santé
Les reculs imposés en matière de santé et de parentalité constituent une dégradation des droits des agentes publics. Restrictions des autorisations d’absence, durcissement de l’accès aux arrêts maladie et au temps partiel thérapeutique fragilisent les personnels, en particulier les femmes. Le SNES-FSU combat ces mesures et défend les droits sociaux et la protection des personnels.
PSC
La mise en œuvre de la protection sociale complémentaire montre ses limites, avec une faible adhésion et des pratiques insuffisamment transparentes. Le SNES-FSU revendique une prise en charge élargie des soins, un système solidaire et une amélioration des garanties pour l’ensemble des personnels, actifs comme retraités.
Politique éducative
Les politiques éducatives actuelles accentuent la mise en concurrence des établissements et organisent une École à plusieurs vitesses. Le SNES-FSU conteste les suppressions d’emplois dans un contexte de baisse démographique et revendique que celle-ci serve à améliorer les conditions d’étude et de travail par des recrutements et des revalorisations.
Le ministère poursuit des logiques de redéploiement entre établissements et missions, de fusions d’écoles et de collèges et de transformation progressive du système vers une « École fondamentale ». Les « collèges en progrès », l’introduction d’enseignants du premier degré en 6e et les dispositifs d’ajustement local traduisent un désengagement de l’État et une remise en cause de l’éducation prioritaire. Le SNES-FSU revendique la révision de la carte EP.
Au collège, le SNES-FSU s’oppose aux dispositifs imposés (EDUCFI, uniformes, certifications multiples) et défend une école centrée sur les apprentissages et l’émancipation. Il demande la suppression des stages de 3e et de 2de, dont les risques pour les élèves sont avérés.
Dans le second degré, les examens sont marqués par une surcharge de travail et une reconnaissance insuffisante. Le SNES-FSU revendique une amélioration des conditions de correction et de surveillance ainsi qu’une revalorisation des indemnités. Il s’oppose aux orientations ministérielles qui fragilisent la valeur du baccalauréat et la cohérence des évaluations. Seul l’abandon de la réforme Blanquer permettra de reconstruire le Lycée.
Le lycée est affecté par la pérennisation de la prépa-Seconde malgré un bilan négatif. Le SNES-FSU conteste ce dispositif et les discours ministériels qui remettent en cause la valeur du diplôme.
Les CPE et PsyEN sont confrontés à un manque chronique de moyens. La santé mentale des élèves nécessite des recrutements et des équipes pluri-professionnelles complètes. Le SNES-FSU dénonce les suppressions de postes de CPE et la marginalisation des PsyEN.
La formation initiale est dégradée par des réformes successives, entraînant instabilité des parcours, affaiblissement des concours et difficultés d’affectation. Le SNES-FSU revendique une formation de haut niveau, sans service devant élèves, et une revalorisation du métier.
Action
Le SNES-FSU aborde la rentrée fort de la confiance des personnels et propose un plan d’action articulant fin d’année et rentrée autour de la question centrale des salaires et des carrières.
Il portera dans la FSU la nécessité d’une journée de grève Fonction publique dès septembre, suivie d’un rebond rapide à l’automne dans le cadre de l’intersyndicale.
Il annoncera aux collègues avant le début des vacances d’été son plan d’action sur la durée - prérentrée : HIS + mise à disposition du matériel habituel auprès des S1 et des syndiqués (tract, publication, affiche, intervention plénière et médias). - semaine de rentrée : il appellera les collègues à remplir son enquête flash sur les postes non pourvus. Cette année, il sera proposé aux collègues d’initier un travail de recensement des besoins dans les établissements dans les différentes catégories de personnels pour mettre en avant nos revendications, qui pourront ainsi être chiffrées, sous des formes diversifiées. Le SNES-FSU fera connaître les résultats de cette enquête dans les jours qui suivent la rentrée pour mettre en lumière les besoins du second degré. - Une visio nationale des S1 sera organisée pour échanger sur les conditions de rentrée, préparer l’action et les élections professionnelles. -Un préavis de grève sera déposé. Le SNES appellera les établissements à s’en saisir pour des mobilisations locales de rentrée dont il assurera la visibilité à tous les niveaux. - Dès la semaine de la rentrée, il s’agira de populariser nos exigences sur les salaires et les carrières, de montrer que nos revendications sont finançables et de préparer la grève Fonction publique de fin septembre. Le SNES portera ce plan d’action en mettant en avant auprès de la profession, mais aussi de l’opinion publique, que cette rentrée n’est pas comme les autres : dernière rentrée du macronisme, échéance présidentielle….Cela implique une action à la hauteur des enjeux et un plan d’action largement partagé par et avec la profession : c’est bien par la mobilisation d’une majorité de collègues que nous pourrons construire le rapport de force nécessaire pour faire bouger les lignes et faire aboutir nos revendications.
L’objectif est de construire un rapport de force majoritaire permettant d’obtenir des avancées sur les salaires, les carrières et les moyens du service public d’éducation.
